Répondre à la question : quelles sont vos prétentions salariales ?

Au cours d’un entretien d’embauche, négocier son salaire reste tabou. Pourtant, la question est tout à fait légitime. Généralement, le recruteur la pose en fin d’entretien. Bien que cette interrogation peut vous déstabiliser, l’aborder est une nécessité pour avoir la garantie que la future embauche se fasse dans les meilleures conditions. Voici nos conseils pour vous préparer à répondre à la question sur la prétention salariale.

Pour vos prétentions salariales :donner un chiffre précis, suivi d’une question

 

Lorsqu’un recruteur pose la question sur la prétention salariale, il faut toujours parler du salaire brut annuel. Il ne faut cependant pas se contenter de donner un chiffre fixe. Une négociation salariale doit aboutir à une totale satisfaction de l’employé. L’objectif consiste à  obtenir le maximum de l’employeur. Il est essentiel de répondre par une autre question pour ouvrir le dialogue.

Une question de type «  Un salaire de 35 000 euros annuels me semble légitime. Qu’en pensez-vous ? » sera parfaite. Dans la foulée, il conviendra de préciser si un 13e mois y est inclus. Dans le cas d’un chômeur, demander au recruteur à combien il évalue vos compétences est la solution idéale.

Proposer une fourchette de salaire

quelles sont vos prétentions salarialesIl n’existe aucune réponse type à la question « quel est votre prétention salariale ? » puisque chaque cas est unique. D’emblée, proposer une fourchette de salaire est une option valable. Cette fourchette sera comprise entre -10 % et +10 % de l’ancien salaire en brut. Le seuil devra correspondre au salaire minimum auquel vous aspirez. Il faut éviter de sous-évaluer ce salaire pour avoir une chance de décrocher l’emploi. Dans le cas où le poste vous intéresse, mais le budget du recruteur ne correspond pas à vos aspirations, une négociation à la baisse peut s’avérer indispensable, à condition d’avoir la garantie que le salaire sera réévalué en fin de période d’essai.

Etre prêt à négocier

 

Il faut toujours s’attendre à négocier son salaire puisqu’il est rare qu’un recruteur accepte d’emblée une prétention salariale. S’armer d’arguments pertinents permet d’être en position de force. En d’autres termes, vous allez devoir vendre vos compétences. Il est impératif que vous ayez confiance (voir notre article sur la confiance en soi). C’est le moment de convaincre le recruteur que vous êtres compétent pour le poste préposée, que vous êtes motivé et prêt à vous investir. Il faut veiller à ne pas vous sous-évaluer, ni vous surestimer.

Si vous pensez que le salaire proposé par le recruteur est trop faible par rapport à vos compétences ou au poste, gardez votre calme. En usant d’une bonne diplomatie, vous parviendrez à négocier un salaire décent.

Se préparer aux questions pièges

 

Un recruteur peut taquiner un candidat et lui demander l’état de son salaire actuel ou de son dernier salaire. Une hésitation peut s’avérer une attitude risquée. Un silence est pire puisque le recruteur le verra comme un manque de confiance. En sachant qu’un entretien d’embauche est placé sous le signe de la confidentialité, il faut parler avec franchise et sincérité.

Face à la question « quel salaire espérez-vous ? », il faut éviter de répondre par « Combien me proposez-vous ? ». Cette réponse miroir est vue comme un manque d’assurance. Pour les recruteurs, un candidat doit avoir une idée de sa valeur. Dans cette optique, une réponse factuelle est requise.

Aborder la question du salaire à la place du recruteur

 

Il est possible que le recruteur omette d’aborder la question de la prétention salariale. Avant que l’entretien d’embauche ne touche à sa fin, ramenez le sujet en posant des questions telles que :

  • Quelles sont les pratiques salariales de votre entreprise ?
  • Quelle est la grille salariale prévue pour ce poste ?

Aborder le sujet de cette manière prouvera que vous être pragmatique et que vous êtes en mesure de prendre les choses en main. Le recruteur vous répondra sans aucun doute.