Comment faire face à un refus d’augmentation ?

Refus d augmentation de salaire que faire ? La rémunération fait partie de la motivation d’un salarié. Car si le sentiment de l’accomplissement personnel et la satisfaction devant la tâche accomplie engendrent une récompense morale qui incite l’individu à s’impliquer davantage dans son travail, la perception d’un revenu est un motif vital pour vivre et subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. De ce fait, l’augmentation constitue un enjeu majeur qui peut influencer la relation de l’employé avec son patron. Un refus peut affecter son attachement à l’entreprise et en partant, son implication. Pour le salarié, il s’agit de savoir prendre de bon côté le refus d’augmentation afin de ne pas s’empresser à prendre une décision qui peut nuire à sa carrière.

Une situation qui nécessite une analyse objective et un dialogue

 

Prenons l’exemple de Martin, un soudeur qui travaille pour le compte d’un sous-traitant en structure métallique pour bâtiment. En 12 ans de carrière, il n’a jamais fait une faute professionnelle aussi peu soit-il, il a formé toutes les jeunes recrues qu’il voit chaque année partir pour d’autres entreprises où le salaire est plus motivant. En tant qu’ancien de la maison, Martin sait que son entreprise vient de décrocher un gros contrat, les salariés devraient fournir beaucoup d’efforts pour satisfaire ce nouveau client. Il profite pour demander une augmentation. Sa demande est refusée alors que c’est lui l’employé le plus performant. Passée la déception, voici les causes probables qui méritent d’être éclaircies auprès de l’employeur :

  • L’enveloppe financière reçue par l’augmentation du CA peut-être investit pour obtenir des résultats futurs qui vont profiter à tout le monde.
  • L’augmentation de la masse salariale peut être affectée à la rémunération des ouvriers temporaires recrutés pour finir au plus vite les nouveaux contrats ; elle peut également être affectée à augmenter les salariés qui viennent d’être confirmés et qui percevaient des salaires très bas auparavant.
  • L’augmentation de l’appointement d’un ou plusieurs collaborateurs peut engendrer une demande généralisée que l’entreprise ne peut pas faire face.

Les bonnes attitudes face à un refus d’augmentation

 

Il ne faut pas tout ramener vers soi. Choisir de rester dans l’entreprise et garder sa motivation nécessite un effort de compréhension et aussi l’effacement de toutes les frustrations causées par le refus. Dans le cas de Martin, il se peut qu’il subisse la pression de sa famille qui connaît sa situation professionnelle, il se peut aussi qu’il ait besoin d’argent et il espérait une reconnaissance de son employeur pour améliorer sa situation. Pour positiver le refus, il est possible de demander une récompense avantageuse :

  • Demander une prime : dans la perspective où le salarié dispose des meilleurs arguments, il peut demander calmement une prime. Une prime ciblée (pour des employés méritants) est plus facile à supporter pour la caisse de l’entreprise. Pour le salarié, c’est un moyen d’encaisser un revenu supplémentaire important qu’il puisse utiliser immédiatement. Une augmentation à pourcentage très faible n’est pas une solution pour sa ressource financière.
  • Solliciter une formation : l’investissement pour la formation qualifiante est de faible coût pour l’entreprise mais très avantageux pour le salarié. Une formation professionnelle financée par son employeur via les organismes de collecte de fonds permet au salarié de se reconvertir vers un autre métier ou d’obtenir une promotion ou une requalification. L’aménagement d’horaire de travail permet aussi d’exercer un autre métier comme le télétravail.