Liste de métiers qui manquent de personnel formé !

Dans un contexte de crise, les occasions d’embauche se raréfient et les chances de trouver un emploi diminuent. La situation du marché de l’emploi est loin de rassurer au vu de l’augmentation constante du nombre de chômeurs. Et pourtant, certains secteurs et métiers qui recrutent ne trouvent pas de candidats qualifiés. Cette situation s’avère paradoxale dans un pays qui compte près de 3 270 000 de personnes sans emploi. Électromécaniciens, commerciaux, comptables, secrétaires, ouvriers, informaticiens…

Découvrez tous ces métiers qui manquent cruellement de personnel formé

  • Les emplois manuels

Diverses études réalisées par des groupes internationaux spécialisés dans le recrutement et l’intérim ont dévoilé une pénurie de talents dans de nombreux secteurs. Il a été confirmé que les métiers manuels subissent une forte crise de vocation. Dans le secteur de l’industrie, les postes d’électromécanicien, de chaudronnier, de tourneur-fraiseur, d’agent de maintenance ne trouvent pas preneur. Outre le désintérêt pour les formations techniques, le personnel formé fait défaut en raison du manque de rémunération, de la pénibilité des emplois, du niveau d’exigences des employeurs. Le métier d’électromécanicien, pourtant considéré comme un métier d’avenir, recrute difficilement en raison de la rareté des profils techniques spécialisés, opérationnels à l’embauche.

  • Les techniciens

Chaque année, les prévisions affichent l’embauche de 80 000 techniciens dans les secteurs financiers, comptables, administratifs, commerciaux. Par contre, la tendance tend à s’inverser dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et des transports où les entreprises peinent à recruter. Les candidats sont également moins nombreux dans les métiers de techniciens de la maintenance des machines et de la maintenance automobile. Les jeunes diplômes sont de moins en moins attirés par ces domaines qui exigent des formations spécifiques visant l’entretien des installations.

  • Les chauffeurs routiers

Le métier de chauffeur routier subit une pénurie de candidats depuis quelques années. Une vie loin de la famille, de longues heures à parcourir les kilomètres, mais surtout un salaire peu profitable ruinent toute envie de s’y investir. Le 23 septembre 2012,la situation s’est détériorée à la publication d’un décret au Journal Officiel concernant l’exonération des heures supplémentaires. Si les chauffeurs routiers avaient pris l’habitude de voir leur salaire grossir grâce aux nombreux suppléments d’heures passées sur les routes, la législation a désormais modifié la tendance. Cela anéantit complètement tout espoir d’intégrer le métier.

Avec l’ouverture de l’Europe aux marchés, le transport routier international français est touché durement par les prix pratiqués par les pays de l’Est. Du coup, les chauffeurs routiers internationaux amoureux des déplacements longs distancent se tourne de plus en plus vers une nouvelle destination : le Canada

  • Les emplois administratifs

Les candidats qui postulent pour les emplois administratifs dans le secteur public se font rares. En cause les tâches itératives, une organisation de travail chaotique, des objectifs indéfendables. En d’autres termes, les métiers du secteur sont considérés comme trop ennuyeux. Dans le secteur privé, la polyvalence est la carte à jouer pour accéder au poste convoité.La filière des secrétaires (administrative, commercial, marketing, de direction…) en particulier est frappée par une pénurie causée par l’insuffisance de personnel formé. L’évolution du métier, la multiplicité des tâches, le niveau d’exigence des managers en termes de résultats et les conditions salaires en font également un métier qui n’intéresse plus. A cela s’ajoute le long processus de recrutement.

  • La comptabilité et la finance

Les métiers de la gestion, de la comptabilité et de la finance connaissent aujourd’hui une forte pénurie en matière de personnel formé. Les départs en retraite d’un grand nombre de ses professionnels devraient pourtant inciter de nouveaux candidats qualifiés et expérimentés à postuler pour prendre le relai. La raison de cette désertion est qu’une image négative est associée à ces trois métiers. Plutôt destinés aux matheux, ces métiers seraient lassants à force de routine.

  • Les ouvriers

liste de metierLes métiers d’ouvriers subissent un désintérêt incontestable et ne représentent plus un choix de carrière du fait du travail trop contraignant et des conditions salariales. Les emplois qui souffrent le plus du manque de personnel formé sont ceux des ouvriers de l’automobile et de la métallurgie. Cette perte des emplois est en partie causée par la délocalisation et l’automatisation du processus de fabrication. Le temps où les emplois sans formation étaient accessibles à l’usine est bien loin. Pour pallier le manque de main d’œuvre qualifiée et répondre à leurs besoins, les industriels s’efforcent d’engager des intérimaires.

  • Les superviseurs

Un superviseur a pour mission d’assurer le bon fonctionnement d’une chaîne de production, d’encadrer et de gérer une équipe sur une plateforme téléphonique. Ce métier impose de lourdes responsabilités qui obligent parfois le supérieur à mettre la pression et à en subir. Il figure ainsi parmi les métiers qui manquent cruellement de personnel formé, puisque plus personne ne semble vouloir assumer la pression et les responsabilités y afférent.

  • Les ingénieurs

Le métier d’ingénieur affiche une forte difficulté de recrutement du fait du manque de candidats qualifiés. Les champs d’action dans ce secteur sont très étendus et variés. Ainsi, malgré le nombre croissant de diplômés et de postulants, repérer le candidat dont le profil et les compétences correspondent aux besoins des entreprises semble inconcevable. La proportion d’embauche reste difficile pour les ingénieurs informatiques, avec plus de 50 % de projets jugés inaccessibles.

  • Employés de l’hôtellerie et de la restauration

De nombreux postes sont à pourvoir chaque année dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Cela est dû à un important turn-over et à un désintéressement très élevé en raison des nombreuses contraintes dans l’exercice de la profession. En effet, les conditions salariales, les contraintes d’horaires, les rythmes de travail (en soirée et durant le week-end) refrènent les envies de postuler pour les métiers du secteur.

  • Les commerciaux

Le métier de commercial constitue une fonction qui plait de moins en moins. Les raisons de ce désintérêt sont nombreuses. D’une part, les objectifs démesurés, l’ampleur du travail de prospection, la pression de vente, et la frilosité incertaine des clients découragent les aspirants. En outre, la rémunération de l’ordre du Smic, complétée par les commissions dont le montant dépend des objectifs atteints, réprime totalement toute envie de s’investir dans le secteur. Les candidats potentiels abandonnent l’idée d’exercer le métier face aux difficultés rencontrées lors de l’intégration dans les grandes boîtes telles que les groupes d’assurances. Pour ces entreprises, les processus de recrutement comportent plusieurs étapes, basées sur le principe de l’écrémage évolutif. Le niveau d’exigence étant de plus en plus élevé, les entreprises privilégient davantage les candidatures qualifiés et opérationnels.